Beaucoup de skieurs de randonnée sont limités moins par leur technique que par leurs connaissances en nivologie. Une formation avalanche lève précisément ce verrou.
Deux journées, deux sujets distincts
Première journée — la recherche et le dégagement. Utiliser un DVA, chercher une victime, la dégager. C'est le geste d'urgence, celui qui se joue en quelques minutes et qui ne s'improvise pas : au-delà d'un quart d'heure sous la neige, les chances de survie chutent brutalement.
Deuxième journée — la prévention, sur le terrain. Les mesures élémentaires en dehors des pistes balisées, et surtout la distinction entre une pente stable et une situation dangereuse.
Les quatre objectifs
- Utiliser les appareils de détection de victimes d'avalanche et rechercher des victimes.
- Évaluer le risque d'avalanche et planifier une sortie.
- Gérer le risque et décider à partir du bulletin d'avalanche.
- Comprendre les mécanismes du manteau neigeux et la formation des avalanches.
Pourquoi l'ordre compte
La recherche vient en premier parce que c'est la compétence qui sauve. Mais c'est la seconde journée qui compte le plus sur une saison : une avalanche évitée vaut mieux qu'une victime retrouvée vite.
Pour qui
Toute personne qui pratique la randonnée à skis ou le freeride, régulièrement ou non. Aucune formation ne rend une sortie sûre — elle rend la décision possible, ce qui n'est pas la même chose.
Le matériel — DVA, pelle, sonde — est le minimum, et il ne vaut que par l'entraînement qui va avec.