Une journée d'escalade en grande voie dans le vallon de Van, au-dessus de Salvan, pour découvrir les techniques propres aux longues voies.
Ce qui change par rapport à la falaise
En falaise sportive, on grimpe une longueur et on redescend. En grande voie, on enchaîne : chaque longueur se termine par un relais, un changement de rôle, une remontée de corde. Le temps devient une contrainte — une cordée lente se fait rattraper par l'orage ou par la nuit.
Les techniques à acquérir
- Le relais : le construire, s'y vacher, gérer les brins.
- La gestion des cordes : lover, éviter les nœuds, préparer la longueur suivante.
- La communication : la cordée ne se voit pas et ne s'entend souvent pas — d'où des conventions strictes.
- La descente : en rappel le plus souvent, et c'est la manœuvre la plus accidentogène de la journée.
Le rythme
Une grande voie se juge autant à sa vitesse d'enchaînement qu'à sa difficulté. Une cordée qui grimpe du 6a mais met vingt minutes par relais ne sortira pas une voie de dix longueurs.
Le vallon de Van
Le secteur offre des itinéraires d'escalade sur plusieurs longueurs, à l'écart des grandes falaises fréquentées du Valais.
Pour aller plus loin
La technique alpine en rocher traite du terrain d'aventure, où les points ne sont plus en place. Le Salbitschijen en est l'aboutissement classique. Voir aussi l'escalade.