La randonnée glaciaire est la porte d'entrée de la haute montagne pour qui n'est pas alpiniste. On y marche encordé, crampons aux pieds, sur des glaciers que seuls les alpinistes fréquentaient autrefois — mais sans escalade ni passage technique.
Ce que la pratique demande
Savoir marcher plusieurs heures par jour à altitude, accepter l'encordement et connaître les gestes de base : progression en cordée, port des crampons, réaction en cas de chute en crevasse. Ces rudiments s'apprennent, mais ils ne se devinent pas, et personne ne devrait s'engager seul sur un glacier.
Les nuits se passent en refuge gardé, à l'étape.
Trois itinéraires classiques du Valais
- Du Pigne d'Arolla à la Dent Blanche — 4 jours
- Zermatt – Mont-Rose — six 4'000 en 4 jours
- Chamonix – Zermatt, la Haute Route mythique — 6 jours
Ils se combinent et se raccourcissent : la plupart des étapes s'échappent par une vallée latérale.
Période
De juin à octobre. La fenêtre dépend de l'état des ponts de neige : tôt en saison ils sont épais et la progression est plus sûre ; en fin d'été le glacier se découvre, les crevasses s'ouvrent et l'itinéraire s'allonge.
Le matériel
Baudrier, crampons et piolet sont indispensables et se louent. Chaussures rigides, lunettes de glacier de catégorie 4 et crème solaire haute protection ne sont pas optionnels : la réverbération sur névé brûle en quelques heures.
L'hiver, le même terrain se parcourt en ski de randonnée et en randonnée à skis.