L'alpinisme est la pratique qui rassemble tout le reste : marche sur glacier, escalade sur rocher, progression sur neige et sur glace, le tout enchaîné pour atteindre un sommet.
Ce qui le distingue de l'escalade
En escalade sportive, l'objectif est le mouvement et la difficulté ; le point d'ancrage est fiable, la descente est organisée. En alpinisme, la difficulté technique est souvent moindre, mais l'engagement est d'une autre nature : la course est longue, l'itinéraire s'échappe mal, la météo décide, et l'assurage se construit sur ce que le terrain offre.
Le Valais comme terrain
Le canton concentre plus de sommets de plus de 4'000 m que toute autre région des Alpes — 41 sur les 82 recensés. On y trouve toutes les formes de courses : arêtes de neige, faces glaciaires, éperons rocheux.
Comment on y entre
Personne ne commence l'alpinisme par une face nord. La progression réaliste passe par :
- la randonnée glaciaire, pour la marche encordée et les crampons ;
- une semaine d'alpinisme ou la technique alpine en rocher, pour l'assurage et la progression en cordée ;
- un premier 4'000 accessible, comme le Bishorn ;
- des courses d'arête, comme les Dômes de Miage.
Période
De juin à octobre pour les courses estivales. La fenêtre exacte dépend de l'enneigement de l'hiver précédent et de l'état des glaciers en fin de saison.
Une remarque nécessaire
Les courses décrites sur ce site demandent un guide de montagne diplômé. Ce ne sont pas des topos : elles ne remplacent ni une carte, ni un bulletin météo, ni l'expérience du terrain le jour même.