L'héliski consiste à se faire déposer en hélicoptère sur un sommet ou un col, puis à en redescendre à ski ou en snowboard. En Valais, la pratique est réglementée mais pas interdite : huit sites de dépose sont autorisés, ce qui fait du canton l'une des rares régions des Alpes où elle reste possible.
Les huit sites autorisés
- Pigne d'Arolla (3'796 m)
- Wildhorn (3'246 m)
- Petit Combin (3'672 m)
- Trient (3'280 m)
- Rosablanche (3'336 m)
- Mont-Rose (4'100 m)
- Aebneflue (3'962 m) et Petersgrat (3'200 m)
- Tête de Valpelline (3'802 m)
Chacun a sa saison, ses orientations et son dénivelé propre. Le Mont-Rose est la plus haute dépose de Suisse ; le Pigne d'Arolla et Trient offrent le plus de variantes.
Période
De fin janvier à fin avril selon les sites, certains restant skiables jusqu'en mai. La fenêtre dépend moins du calendrier que de l'état du manteau : une dépose ne se décide que sur les conditions du jour.
Niveau requis
Bon skieur, avec une expérience réelle du hors-piste. Ce n'est pas une question de vitesse mais d'autonomie : il faut savoir enchaîner une pente soutenue en neige transformée, sans piste ni balisage, à plus de 3'000 m.
Ce que la journée suppose
Une descente d'héliski se déroule intégralement sur glacier, hors de tout domaine sécurisé. Le DVA, la pelle et la sonde sont obligatoires, et savoir s'en servir l'est tout autant. Un guide de montagne diplômé est indispensable : il choisit l'itinéraire selon le bulletin d'avalanche, la nivologie du jour et le niveau du groupe. Ces pages décrivent des courses, elles ne remplacent ni le bulletin, ni la carte, ni le jugement de quelqu'un sur le terrain.
Hors dépose, le freeride en Valais et la randonnée à skis donnent accès au même terrain, à la montée près.